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22 mai soir, Batang Après avoir parcouru les austères paysages ravinés des bords du Yangtsé, le Père Huc franchit un col et s’émerveille à la vue de « l’oasis » de Batang, (en tibétain, la plaine des vaches.) « Nous descendimes à la hâte le versant de la montagne, et nous continuâmes notre route dans un véritable jardin, parmi les arbres en fleurs, et le long de vertes rizières (...) Cette plaine qu’on rencontre, comme par enchantement, au milieu des montagnes du Thibet, est d’une admirable fertilité ; elle fournit deux récoltes par an. (…) Parmi les fruits, on remarque le raisin, la grenade, la pêche, l’abricot et le melon d’eau. Le miel aussi est très abondant. » La route, en effet, descend maintenant en douceur à 2700 m. La pénéplaine de Batang pourrait être sur une autre planète que celle de Litang. Arrosée par un tributaire du Yangtsé, sa vallée basse est fertile, et son climat doux passe pour une « anomalie » dans cette contrée du Kham. Etagées sur des collines bien exposées, éclairées par le soleil rasant, les constructions ont belle allure.
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En pénétrant dans la ville, il faut déchanter : toute la ville ancienne a été pulvérisée par le grand trembement de terre de 1989. Les ruelles, pleines de surprises sont devenues des rues planifiées au carré autour d’une place centrale.
Maisons chinoises préfabriquées et copies de style Kham cohabitent sans gtâce. |
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La place centrale de Batang
Y aurait-il eu un récent tremblement de terre ? Une majorité des artères tremblent sous les marteaux-piqueurs, les chaussées sont défoncées, les devantures des boutiques surplombent des tranchées. Constructions en cours, encore et toujours !
Bien que peuplée à grande majorité de Tibétains, beaucoup en costume traditionnel, Batang fait désormais partie de l’extrême ouest de la Chine, aux marges du Sichuan subjugué.
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