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1er juin Kunming Jindian Gongyuan, le parc du Temple d’Or Encore un temple d’or ! Jindian Gongyuan a été en 1999, le site de l’Exposition internationale d’horticulture de Kunming ; au XVIIe, il fut la résidence d’été d’un seigneur de la guerre, Wu Sangui. Il doit y avoir de bonnes raisons à ce choix, allons faire un dernier détour. A quelques kms de la ville, une colline boisée couvre 218 ha de respiration verte, isolée de l’urbanisation envahissante.
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En Chine, il suffit parfois de passer une porte, de longer un mur ébouriffé de pins, de monter une pente douce, et le tintamarre se tait. Verdure, recueillement, délassement… Les gens de Kunming viennent ici brûler un cierge au panthéon taoïste, avant d’aller flâner ou jouer au mah-jong Le temple lui-même est de petite taille, à peine 7 mètres sur 8, bien qu’il pèse très lourd : 280 tonnes de bronze doré, posées sur un socle de marbre blanc de Dali. Un édifice qui a la densité d’un butin guerrier, deux fois « volé » et remoulé à l’identique en 1890. Pour garder un souvenir, on peut se faire photographier à l’entrée dans des atours princiers en passant la tête dans des silhouettes vêtue de brocart. Les promeneurs chinois entrent en riant dans la boutique ; le costume Mao ne faisait pas autant rêver
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Sur le socle du temple Jindizan, face à la porte pagode, J. Merret, G. Rouault, A. de Kergorlay. A droite en bas, sont suspendus les costumes d’apparat du photographe. Dans une vasque de bronze remplie d’eau, un jeu porte bonheur consiste à jeter des piécettes vers un orifice au fond. Personne n’y est parvenu. |
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Filmé par Isabelle Laan, esquissé par Dominique Rondeau dans les vapeurs d’encens
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De vieux sujets témoignent encore des plantations anciennes. Franklin remarque un arbre muni d’une étiquette. Mais elle est placée un peu trop haut.
Entre leurs murs rouges, des petits jardins conservent de très vieux spécimens de camélias, noueux, tordus, mais bien vivants. L’un d’eux qui aurait 600 ans, a reçu le joli nom de « Diechi », Ailes du papillon. Sa floraison hivernale lui attire de nombreux admirateurs. |
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©Laan |
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A l’intérieur, des figures peintes avec un certain humour, honorent le héros-dieu taoïste Zishi, censé vivre au nord du monde. Elles sont à la mesure du temple, petites et sans apprêt, aux teintes douces pour des peintures du XIXe siècle.
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Autel de bronze massif et dragons folâtrant sur une découpe céleste
Phoenix, du nom des collines Mingfeng, le « Chant du Phoenix » Toujours dans l’enceinte du parc, se dresse au sommet de la colline un autre temple taoïste, le Taihegong, un des plus important du Yunnan « en activité ». La promenade pour y parvenir est agréablement ombragée. Mais surtout, des bronzes animaliers anciens, d’une splendide facture, y ont été installés. A la fois réalistes et stylisés, à la limite du symbolique. Curieusement, aucun guide n’en parle. Une belle surprise.
©Laan
©Laan |
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©Rouau
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Bestiaire de bovins attaqués par un fauve
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Dispersés dans les jardins à l’écart, ou près des buvettes et marchands de nouilles, des petits groupes passent du bon temps, papotent, tapent le carton ou font claquer les jetons. On entend quelquefois des exclamations suraigües, signe que l’on s’amuse vraiment bien. Notre équipe prise dans l’ambiance divague à sa guise.
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Courrons faire sonner la cloche !
Au sommet de la pagode Carillonner avec un si gros poisson
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A la sortie du parc, retour aux petites boutiques qui vendent des babioles pour tous les goûts
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Pascale Guéguen nous dit : Au revoir |